Qu’avons nous manqué ?

derniers parfums de l’exubérance printanière

La fin de mars, tout avril et un peu de mai, c’est toute l’apogée du printemps méditerranéen que nous avons manquée. Mais on lit encore dans les masses verdoyantes l’effervescence végétale qui a animé la place des quais pendant ces semaines de confinement. Petit récit de ce que nous avons vu lors d’un après-midi privilégié (mais nuageux).

Est-ce parce qu’on ne l’a pas vue depuis longtemps ? Ou bien parce qu’elle contraste tant avec les gris du ciel, du sol et des bâtiments ? Ou encore parce que l’agitation habituelle a quitté les lieux ? Toujours est-il que dès qu’elle entre dans le champ de vision,  la friche paysagée magnétise le regard.

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Ce qui frappe de loin, ce sont les grandes silhouettes des genêts, couronnées de leurs fleurs papillons d’un jaune particulièrement lumineux. On traverse dans leur voisinage un doux parfum sucré qui donne l’eau à la bouche et ne manque pas d’attirer des insectes ailés que cette araignée attend patiemment.

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Partout, d’autres fleurs sont encore bien visibles, comme celles du millepertuis, du liseron, du centranthe rouge, de la mauve ou de la roquette. Nous reviendrons peut être juste à temps pour voir fleurir les grenadiers. Souvent, la transformation a déjà commencé, des fruits apparaissent, pendouillent ou se sont déjà envolés. Églantier et aubépine portent simultanément fleurs et fruits. Faux-fruits, pour être précis, car cynorrhodons et cenelles sont des enveloppes charnues qui contiennent les fruits véritables, qui sont secs, et que l’ont prend à tord pour des graines.

L’aubépine a fleuri pour la première fois depuis son installation en octobre 2016. Elle deviendra de plus en plus spectaculaire d’année en année: à ne pas manquer en 2021!

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De vigoureux sarments de ronce se sont lancés à l’assaut de la place. Leur débordement n’est pas sans charme… mais ils sont trop agressifs pour pouvoir côtoyer de tout près les bancs et les lieux de passage. Étant donnée la rapidité de leur croissance, il était temps de les conduire sur la ganivelle pour certains, ou de les couper pour d’autres, en prévision du retour des badauds!

Il n’y a plus de doute, le peuplier blanc arrivé ici de lui même dépassera cette année les arbres plantés grands venus de pépinière. Eux n’ont pas ou peu grandi mais certains se sont étoffés et ont densifié leur feuillage.

Partout des graminées communes donnent du volume aux ilots. Les foules de tiges jaunes blanchies de la folle avoine contrastent avec les masses vaporeuses rouge bronze du piptathère faux millet. Pas d’individus singuliers comme le sorgho d’Alep ou la sétaire d’Italie que nous avions vus en 2019.

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Pour le moment, la Friche Belle de Mai reste fermée au public. Il se peut que l’été ait déjà débuté lorsqu’elle retrouvera ses visiteurs. La belle friche des quais aura changé de tons mais offrira toujours un spectacle saisissant.

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